Un livre intitulé "COÏNCIDENCES" est en vente dans la rubrique LIENS Le parc de Sceaux
   
Le parc de Sceaux
Work in progress sur le parc de Sceaux.

"La vraie sensibilité commence lorsque le peintre découvre que les remous de l'arbre et l'écorce de l'eau sont parents, jumeaux les pierres et son visage, et que le monde se contractant ainsi peu à peu, il voit se lever, sous cette pluie d'apparences, les grands signes essentiels qui sont à la fois sa vérité et celle de l'univers"

Jean Bazaine, Notes sur la peinture d'aujourd'hui.


« On a parfois l’impression, à se balader ainsi dans une ville …de ne chercher qu’à passer le temps, et que seule la fatigue nous dira où et quand nous arrêter. Mais de même qu’un pas entraîne immanquablement le pas suivant, une pensée est la conséquence inévitable de la précédente et dans le cas où une pensée en engendrerait plus d’une autre… il sera non seulement nécessaire de suivre la première jusqu’à sa conclusion mais aussi de revenir sur ses pas jusqu’à son point d’origine, de manière à reprendre la deuxième de bout en bout,
puis la troisième, et ainsi de suite, et si on devait essayer de se figurer mentalement l’image de ce processus on verrait apparaître un réseau de sentiers…telle une carte… de sorte qu’en réalité, ce qu’on fait quand on marche dans une ville, c’est penser, et on marche de telle façon que nos réflexions composent un parcours, parcours qui n’est ni plus ni moins que les pas accomplis, si bien qu’à la fin on pourrait sans risque affirmer avoir voyagé et, même si l’on ne quitte pas sa chambre, il s’agit bien d’un voyage, on pourrait sans risque affirmer avoir été quelque part, même si on ne sait pas où. »

L’invention de la solitude, Paul Auster


Ce parc est un vaisseau, un navire amiral.
Il tire vers l’horizon les villes qu’il pilote
et loge dans ses soutes des cascades qui ronronnent.
Il dérive, méthodique, vers celui qui aspire à être prosélyte,
le long de quais sans fin jonchés de pensées lourdes ou de rêves éthérés.
Sous l’habit de parade qu’il arbore à l’envi, se cachent des étoffes plus rugueuses et plus simples qu’il laisse deviner à qui est son intime.
Il faut prendre le temps de lire entre les lignes de ce texte au cordeau qui aime raconter la belle et grande Histoire mais aussi les ballades.
Passant, laisse le cygne te montrer le chemin, il sait mieux que personne ce que surfer veut dire.

B. Drouillet 2009

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